Publié : 27 janvier 2007

Programme Cycle 3

Programme Cycle 3

Maîtrise du langage et de la langue française

La maîtrise du langage et de la langue française est la base de l’accès à toutes les connaissances, elle permet d’ouvrir de multiples horizons et assure à l’enfant toute sa place de futur citoyen ;

- On entend par « Maîtrise du langage et de la langue française dans leurs usages scolaires » :l’ensemble des capacités qui permettent à un élève de :
- bénéficier pleinement des échanges oraux qui ont lieu en classe
- lire en les comprenant les textes supports de toutes les activités pédagogiques
- se servir de l’écriture pour organiser les connaissances, les mémoriser, pour manifester par écrit ce qui a été compris ou acquis.Ces capacités se mettent en place à l’occasion d’expériences intellectuelles et culturelles spécifiques dans l’école mais aussi à l’extérieur de celle-ci
- on doit veiller à obtenir une véritable articulation entre la compréhension de textes de plus en plus complexes et de plus en plus variés et la reconnaissance des mots qui progressivement s’automatise
- la maîtrise du langage et de la langue française se construit dans la transversalité de l’ensemble des apprentissages qui doit s’organiser dans un apprentissage structuré
- la maîtrise du langage est renforcée par :

un programme de grammaire conçu comme un exercice de réflexion sur le fonctionnement du français en particulier en liaison avec la production de textes

un programme de littérature

- les compétences à acquérir permettent à l’élève :

-d’accéder progressivement à une autonomie dans son travail intellectuel
-de passer d’un usage scolaire du langage à un usage plus personnel qui lui permet de travailler progressivement avec moins de guidage
-de prendre plus de responsabilités dans les processus d’apprentissage

- ces compétences sont à travailler tout au long du cycle, elles ne se stabiliseront pas avant la fin du collège

Littérature

Dire, Lire, écrire

Donner à chaque élève un répertoire de références appropriées à son âge et puisées dans la littérature de jeunesse

Constituer une culture commune susceptible d’être partagée

Affermir la compréhension de textes complexes

Poursuivre par des échanges et des débats sur les interrogations suscitées pour interpréter
- l’univers de cette littérature se découvre aussi par la pratique de l’écriture

Lecture des textes de la littérature de jeunesse

les textes lus au cycle 3 sont choisis parmi ceux qui sont répertoriés dans la bibliographie publiée avec les textes d’application

cette bibliographie est renouvelée avec des œuvres de littérature de jeunesse vivante

- plusieurs possibilités pour étudier ces œuvres sont proposées :
- un parcours rapide de l’œuvre pour permettre une compréhension d’ensemble(ex : poème, nouvelle..)
- lecture à voix haute par l’enseignant de passages plus difficiles
- résumé fait par l’enseignant de passages trop longs
- lecture oralisée
- lecture silencieuse en classe ou hors classe

Pour toutes ces démarches l’objectif est :

- permettre que l’œuvre vienne s’inscrire dans la mémoire de chacun par les divers aspects qui la constituent :
. les personnages
. la trame narrative
. des expressions
. le texte d’un passage fort qui permet une mémorisation littérale, une interprétation...
- rôle de l’adulte :
- guider les élèves dans leur effort de compréhension
- engager les élèves à reformuler ce qu’ils ont compris avec leurs propres mots
- aider à construire des articulations entre chaque séance de lecture d’un même texte (synthèse, débat..)
- éduquer les élèves à la nécessaire rigueur qui préside tout acte de lecture
- attirer l’attention sur des aspects de l’œuvre
- susciter des conflits d’interprétation nécessitant un effort d’argumentation
- mettre en place des réseaux autour d’un personnage, d’un motif, d’un genre, d’un auteur, d’une époque, d’un lieu, ...

les divers questionnements qui suivent la lecture d’une ou de plusieurs oeuvres peuvent devenir des thèmes de débat mis en liaison avec des œuvres ou des connaissances rencontrées dans les autres enseignements (film, tableau, paysage ...)
- activités permettant de développer les sociabilités de la lecture :
- signaler à la classe une découverte
- partager ses impressions avec un autre lecteur du même livre
- conseiller une lecture
- faire partie d’un jury de sélection
- participer à un débat avec une autre classe
- possibilité de trace écrite des impressions : le « carnet de lecture » utilisé librement, pour conserver en mémoire les titres des œuvres lues, le nom de l’auteur, les réflexions collectives ou personnelles

Dire les textes

- ce travail repose sur :
- l’expérimentation active de la voix et de ses effets (pause, rythme, inflexions, intonations, intensité...)
- l’articulation entre effort de compréhension et celui de la diction
- l’ épreuve du travail fait face à des auditoires variés

le travail régulier de diction de textes peut s’accompagner de projets plus ambitieux comme le théâtre

la lecture à haute voix joue un rôle important : dire son texte ou le texte d’un camarade c’est en expérimenter la cohésion et les effets

Ecrire à partir de la littérature

- la plupart des genres littéraires rencontrés en lecture peuvent être le point de départ d’un projet d’écriture

Activités progressives possibles :

- prolonger, compléter, transformer un texte narratif poétique ou théâtral
- écrire un épisode nouveau dans un texte narratif, un dialogue, ou une description destinés à s’insérer dans un récit
- pasticher, imiter, détourner un texte après avoir dégager les caractéristiques du projet
- revenir sur les productions écrites pour conduire les élèves à ajouter, supprimer, remplacer, déplacer des fragments de textes sur leur propre brouillon en s’appuyant sur des outils construits par la classe

. ce travail peut s’effectuer sur papier ou sur un logiciel de traitement de textes dont les fonctionnalités sont découvertes à cette occasion
- explorer les familles de caractères susceptibles d’enrichir les moyens graphiques de élèves (écriture, mise en page..)

Ateliers de lecture

- L’accès à la lecture autonome (lecture silencieuse sans aide d’un adulte) suppose un travail régulier tout au long de l’année

- Des ateliers de lecture doivent être mis en place principalement lorsque l’on découvre des textes d’un type nouveau ou de nouvelles modalités de lecture

- La mise en œuvre de ces ateliers est décrite à propos du domaine « Littérature » : ces recommandations peuvent être transférées dans les autres domaines

- Par la mise en œuvre de ces ateliers l’élèves doit être capable de :

- apprendre à mieux gérer une tâche complexe
- en traitant d’une part successivement les marques linguistiques du texte
- en traitant d’autre part la signification des mots et des phrases lus en mobilisant des connaissances préalables (connaissance sur le thème, connaissance sur la langue)

- automatiser une partie de ce travail permet à l’élève de focaliser toute son attention vers l’activité la plus délicate : celle qui conduit à la compréhension des textes

- pour accéder à cette autonomie on peut travailler séparément chacun des aspects :
- limiter la difficulté de la compréhension si le travail porte sur la lecture de mots nouveaux ou de structures syntaxiques délicates
- préparer le texte au préalable en aidant les élèves au cours de la lecture
- limiter le nombre de mots rares et les structures syntaxiques complexes lorsque le travail porte sur la compréhension

- « reconnaissance » implique « connaissance », pour aider à l’automatisation, à l’amélioration de la reconnaissance de mots rares ou de structures syntaxiques complexes on peut développer des jeux portant sur :
- la vitesse de réaction
- la finesse de discrimination entre deux mots proches
- un travail à l’oral avant la reconnaissance à l’écrit
- l’écriture pour entrer dans la structure orthographique d’un mot rare

- la compréhension des textes suppose un usage de la mémoire pour intégrer les informations, il faut donc conduire les élèves :
- à mémoriser ce qui vient d’être lu avec ce qui est en cours de lecture pour éviter que ne se constituent des îlots de compréhension isolés les uns des autres
- à repérer des marques linguistiques : les substituts du nom, la ponctuation, les temps du verbe, les connecteurs qui permettent de faire des inférences nécessaires à la compréhension

Condensé fait par Florence Breuneval, CPC, Gennevilliers

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