Publié : 13 février 2014

1.Le haïku

1.Le haïkuLe répertoire de Contes en éventail s’inspire de diverses expressions littéraires du Japon, et notamment de sa forme la plus emblématique : le haïku. Les haïkus sont de courts poèmes sans rime qui comprennent un mot de « saison ». Autrement dit, un mot qui fait référence à une saison ou à la nature. Cette forme de poésie japonaise sert à exprimer les émotions, le moment qui passe, qui émerveille et étonne. Un haïku s’écrit généralement en un instant, car la spontanéité est importante. Il doit être ancré dans le monde physique, l’environnement, et surtout dans l’imaginaire. La paternité du haïku est attribuée au poète japonais Basho Matsuo (1644-1694). Au Japon, cet art est très populaire ; presque tous les japonais connaissent quelques haïkus des plus grands poètes.Rien ne dit dans le chant de la cigale qu’elle est près de sa finBasho Matsuo

Les 6 caractéristiques du haïku sont :1. L’instantLa principale caractéristique du haïku est de « dire l’instant dans l’instant », de situer dans le temps et l’ espace, à la manière d’une photo instantanée.

2. La brièveté Sa seconde caractéristique est sa brièveté. Il est traditionnellement composé de 17 syllabes, réparties sur trois vers (5/7/5 syllabes).

3. Les saisonsLe haïku traditionnel évoque une des quatre saisons, ceci parfois d’une façon très vague ou sur un élément tout à fait spécifique.

4. L’absence de rimeLe haïku est composé de trois vers qui ne sont pas rimés.

5. La syntaxeUne phrase incomplète est souvent le propre du haïku, fragment de la réalité.

6. Les cinq sensUn haïku est généralement en lien avec l’un de nos cinq sens (le toucher, le goût, l’ouïe, l’odorat ouLa vue). Il combine parfois deux ou trois sens dans un même texte.

En Français A partir de photographies, inciter les élèves à créer des haïkusA partir de photos, chacun dit un mot (substantif, verbe, adjectif, adverbe). L’enseignant note les propositions puis on essaie, soit oralement en collectif (CP/CE1), en jouant d’un mot à l’autre, de créer quelques phrases, soit individuellement, de produire un haïku (CE2/CM1/CM2).Les phrases sont lues immédiatement et affinées oralement, puis retranscrites. Avec les plus âgés, on demandera le respect de la règle des (5/7/5) ou de créer d’autres rythmes (4/8/4...). Pour les plus jeunes, on incitera à des productions « court/long/court ». Terminer par la lecture soignée des haïkus. Un haïku se lit deux fois : la première pour le plaisir de la découverte, la deuxième fois pour savourer la finesse de l’expression.

En EPS• Exprimer des haïkus avec son corpsA partir du travail réalisé en Français, on pourra élaborer une danse pour interpréter un haïku déjà créé. A l’inverse, il est possible, en s’inspirant d’une danse interprétée par un élève, de retranscrire un haïku. La phase de recherche peut se faire par petits groupes. Pourquoi ne pas passer ensuite de l’espace intime à l’espace partagé, en présentant les « haïkus dansés » devant un public ?

En Arts visuels CE2 / CM1 / CM2• Illustrer des haïkusRéaliser une production en deux ou trois dimensions, individuelle ou collective, afin d’illustrer un haïku. Utiliser pour cela des magazines, catalogues, livres, photographies. Travailler à partir d’images d’éléments naturels, de paysages dans le but de retranscrire les émotions liées à une saison. Commencer à expliciter ses choix et ses jugements avant de retravailler sa production.

Contes en éventail, dossier pédagogique 2010/2011/JMF (Jeunesses musicales de France)

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