Publié : 14 février 2014

Le procès

« Le procès » Henrich Stéphane, Kaleïdoscope

C’est une affaire tragique et banale qui va être jugée par le tribunal des animaux : un loup est accusé d’avoir mangé un agneau. Est-il coupable ? Oui. Peut-il prétendre à des circonstances atténuantes ? Peut-être. Au fait, c’est quoi, des circonstances atténuantes ? Et quel est le rôle de chacun dans un tel procès ? N’ayez crainte, Stéphane Henrich est là pour nous l’expliquer dans cette histoire à la fois pédagogique et désopilante !

Né en 1969 à Forbach, Stéphane Henrich est un illustrateur autodidacte. Il tient toute sa formation de sa petite enfance pendant laquelle il n’a cessé de dessiner, mais aussi au milieu de la peinture contemporaine (sa mère tenait une galerie d’art de peintres russes). À l’adolescence, il s’est éloigné du dessin pour n’y revenir vraiment qu’il y a quelques années. Aujourd’hui, père de trois enfants, il vit dans la campagne du Vexin et ne cesse de dessiner dans un style reflétant ses années passées.

Démarche générale proposée

  • Lectures successives de différents passages, soit par les élèves soit par l’adulte en lecture semi-entendue
  • Les lectures, soit silencieuses soit à voix haute par les élèves ou par l’adulte (lecture semi-entendue), sont accompagnées d’explication de mots inconnus ou difficiles
  • Pour certains mots et certains élèves il sera nécessaire de découper les mots en syllabes afin de repérer des phonèmes complexes, classer des mots de sens voisin en repérant les variations d’intensité (ex. bon, délicieux, succulent),définir un mot connu en utilisant un terme générique adéquat et en y ajoutant les précisions spécifiques à l’objet défini, repérer les familles de mots, regrouper des mots selon leur radical,regrouper des mots selon le sens de leur préfixe et connaître ce sens, en particulier celui des principaux préfixes exprimant des idées de lieu ou de mouvement, regrouper des mots selon le sens de leur suffixe et connaître ce sens, pour un mot donné, fournir un ou plusieurs mots de la même famille en vérifiant qu’il(s) existe(nt).
  • relecture, mise en contexte du mot afin d’aboutir à la compréhension
  • La compréhension se fait par
  • un questionnement guidé par l’adulte avec recherche et visualisation des éléments permettant de répondre dans le texte
  • des fiches identité personnages à compléter
  • des tableaux concernant les personnages, les lieux à compléter
  • tous ces documents aident à percevoir plus finement certains éléments du texte
  • les questionnaires et les supports écrits proposés peuvent être aménagés suivant les compétences des élèves
  • la mise en relation des illustrations avec le texte
  • la lecture d’image qui apporte des indices de compréhension non fournis par le texte
  • rôle de l’enseignant :
  • il lance les recherches à partir des questionnaires et des supports proposés
  • iI observe les traces laissées par les élèves pour repérer des éléments qui permettront de questionner les élèves lors des phases de synthèse
    → ce questionnement demandera aux élèves d’argumenter, d’expliquer tel choix par rapport à un autre, de formuler à l’oral une possible réponse
  • il relance la réflexion pour amener les élèves à une compréhension plus fine du texte
  • il observe et note par écrit si nécessaire les éléments proposés par les élèves qui pourront être repris lors de la phase de synthèse
  • il formalise et organise puis il aide à formaliser et à organiser une trace écrite collective qui permettra aux élèves de garder une mémoire de l’activité
  • démarche de repérage visuel : souligner les éléments du texte pour repérer les indices permettant de répondre à la question, à la problématique ciblée dans le guidage pour cela une feuille plastifiée est directement posée sur les pages du livre et permet ainsi de souligner les éléments du texte avec un feutre véléda
  • mise en commun des recherches avec validation après concertation, discussion et argumentation puis trace écrite collective sur l’affichage texte retapé et agrandi au tableau
  • la lecture semi- entendue :
  • la lecture du texte est faite par l’adulte, les élèves ont le texte sous les yeux et peuvent suivre
  • le questionnaire, les différents documents à compléter (fiche d’identité, tableau…) sont présentés avant la lecture orale par l’adulte au tableau ou projeté par vidéo- projecteur
  • la démarche de repérage des éléments dans le texte est la même que pour la lecture silencieuse, les pages du livre sont recouvertes d’une feuille plastique et les éléments sont soulignés de couleurs différentes
  • mise en commun identique à la démarche de la lecture silencieuse
  • lecture d’approfondissement de certains passages spécifiques afin d’aborder :
  • l’implicite du texte
  • la psychologie des personnages et le lien avec l’histoire
  • la maîtrise de la langue
  • la production d’écrit
  • l’Histoire des arts
  • les arts visuels
  • la découverte du monde
  • faire un résumé de ce passage : Le résumé
    - pour la première fois, démarche proposée :- un résumé : un texte court qui présente les idées principales, les événements du texte lu, entamer une discussion et un questionnement à propos du résumé exemples :- « doit-on reprendre, recopier des phrases du texte ? » pas forcément : on peut traduire une idée du texte avec ses propres mots - « faut-il donner tous les détails ? » si le texte est court et présente les idées principales, non- « A quoi sert le résumé ? » à repenser au texte et à en garder les idées principales, à travailler la mémoire de la chronologie de l’histoire sans avoir à mémoriser toute l’histoire- les élèves par binôme font un résumé sur une petite feuille de papier (donner une petite feuille pour inciter les élèves à être concis)- les binômes se mettent par deux et se communiquent leur résumé :- comparaison des idées conservées, quel vocabulaire a été utilisé, quelles expressions- les 4 élèves se mettent d’accord et écrivent alors leur résumé sur une grande feuille de papier canson qui sera affichée au tableau- comparaison des différentes productions, discussion, validation ou non en fonction des éléments qui ont été abordés lors de la discussion et du questionnement avant la production- écriture collective d’un résumé de classe qui sera écrit sur une affiche- affiche mémoire : afficher le résumé et le titre dans la classe- faire lire le résumé avant la lecture de chaque nouveau passage pour remettre en mémoire les lectures passées, les idées→ aide aux élèves en difficulté :
  • la lecture du résumé est alors mise en place systématiquement
  • lors des séances de lecture silencieuse ou semi-entendue les élèves en difficulté auront une attention particulière de l’adulte qui les sollicite en premier afin de les faire entrer dans la compréhension du texte, de répondre à leurs besoins spécifiques, d’observer et de noter des éléments qui pourront être repris lors de la phase de synthèse commune
  • ces élèves seront alors préparés à prendre la parole devant le grand groupe lors d’une mise en voix de possibles réponses
  • les questionnaires et les supports écrits proposés peuvent être aménagés suivant les compétences des élèves
  • rôle de l’enseignant :
  • il lance les recherches à partir des questionnaires et des supports proposés
    → les traces laissées par les élèves pour repérer les éléments sont observables et permettent donc à l’adulte de voir et de questionner par rapport à cette trace
  • ce questionnement demandera aux élèves d’argumenter, d’expliquer tel choix par rapport à un autre, de formuler à l’oral une possible réponse
  • il relance la réflexion pour amener les élèves à une compréhension plus fine du texte
  • il observe et note par écrit si nécessaire les éléments proposés par les élèves qui pourront être repris lors de la phase de synthèse
  • il formalise et organise puis il aide à formaliser et à organiser une trace écrite collective qui permettra aux élèves de garder une mémoire de l’activité
  • des regroupements de discussion, de débat pour :
  • parler du livre
  • échanger sur une expression, un passage, des hypothèses
  • argumenter, débattre, défendre son point de vue et en changer si nécessaire
  • des mises en réseau thématiques ou par le scénario

Découpage proposé :

  • couverture, page de garde, 4e de couverture
  • pages 1 à 10
  • pages 11 à 18 : les témoins
  • pages 19 à 20 : les experts
  • pages 21 à 24 : la plaidoirie de l’avocat général, pages 25 à 28 : la défense
  • pages 29 à 32 : la délibération, le verdict

Phase 1. Découverte de la couverture, de la page de garde, de la 4e de couverture Matériel :

  • un livre pour deux élèves
  • tableau récapitulatif des personnages page de garde
  • scan des différentes pages
  • projection au tableau de ces pages
    ► observer ces pages pour prélever des indices et se créer un univers de référence
  • couverture 
  • le titre
  • l’illustration :
  • « qui voit-on ? » ; décrire les personnages : physique, habillement, attitude : faire des hypothèses, les écrire au tableau pour garder une trace écrite
  • « où ? », « quel peut –être le lieu ? » : se servir des hypothèses
  • « pourquoi ? » : mettre en lien le titre et l’illustration pour faire des hypothèses, les écrire au tableau
  • page de garde :
  • observer les différents personnages présentés
  • « qui ? » : reprendre chaque personnage et mettre en lien avec le titre
  • faire apparaître le vocabulaire lié au procès : accusé, président, témoins, avocat général, expert, compléter le tableau récapitulatif
  • tableau vide
PersonnagesnomFonction dans le procès
  • tableau renseigné
PersonnagesnomFonction dans le procès
Président Yves Cochon
Accusé Bertrand Loup
Témoins Les Trois petits cochonsLéon La TaupeSacha Sanglier
Experts Sigmund BaudetSherlock Hibou
Avocat général Maître Bouc
Médor du barreau Maître Bouledogue
  • le tableau sera rempli avec les indications du texte puis repris en phase de synthèse pour expliquer certains éléments :
  • « dans quelle catégorie allons nous écrire « Suzanne Loup, maman de l’accusé » ? », « quelle peut bien la fonction de « Médor du barreau » ? »
  • revenir sur des éléments liés à l’humour :
  • « expert Sherlock Hibou » : « ce nom vous fait-il penser à quelqu’un ? » Sherlock Holmes
  • « qui est Sherlock Holmes ? » ; « dans quel pays vit-il ? » ; « qui a créé ces récits ? » ; « à quelle époque ? » : donner des références pour Sherlock Holmes
  • « expert Sigmund Freud » : « ce nom vous fait-il penser à quelqu’un ? » : il est peu probable que les élèves trouvent spontanément Sigmund Freud, il est donc cependant intéressant de leur apporter quelques connaissances sur Freud avec un court texte explicatif à lire donnant ainsi quelques références comme pour Sherlock Holmes
  • Témoins « Léon La Taupe » : « pourquoi y a t il une pointe d’humour ? »
  • « Médor du barreau, Maître Bouledogue » : idem
  • recherche liée au tableau : rechercher et retrouver les fonctions de ces personnages dans un procès
  • ces recherches peuvent être réparties entre plusieurs groupes d’élèves par binôme qui iront chercher des réponses sur internet sur un temps défini par le collectif classe, la date butoir est notée sur un calendrier :
  • chaque groupe prend en charge un personnage
  • chaque personnage sera traité par deux ou trois groupes afin de comparer les réponses
  • les groupes vont aux ordinateurs de fond de classe selon leur rythme afin d’effectuer les recherches
  • pour certains élèves l’enseignant aide, pour les autres groupes travail en autonomie
  • les élèves notent leur recherche sur une feuille
  • mise en place d’ateliers pour créer une fiche d’identité des personnages
  • les différents groupes liés à un même personnage se retrouvent pour construire une fiche d’identité finale
  • au bout du temps défini et inscrit sur le calendrier : mise en commun des recherches
  • affichage des différentes fiche d’identité
  • page de garde :
  • dédicace  : cette dédicace rappelle les dessinateurs qui dessinent les personnalités du procès car il n’y pas le droit de photographier un procès
  • autre illustration : « qui ? », habillement ? : la robe de l’avocat
  • power point sur « Les dessins de procès »
  • 4e de couverture : qui ? prendre le livre et ouvrir le livre dans sa largeur pour observer l’illustration dans son ensemble
  • lire la 4e de couverture
  • revenir sur les hypothèses écrites au tableau : en garder certaines en réfuter d’autres
  • « qui est Eric Dupond –Moretti ? » : faire des recherches sur internet
  • faire lire l’article correspondant

Phase 2 : découverte du tribunal : pages 1 à 10Matériel :

  • un livre pour deux
  • le tableau des personnages avec recherche et fonction
  • pages scannées et projetées
  • lecture du passage suivant la démarche générale exposée
  • « quels sont les personnages que nous retrouvons ? » : les noter au tableau après réaction et réponse des élèves
  • « quel crime a commis le loup ? » : noter au tableau
  • revenir sur le texte :
  • faire remarquer les onomatopées :
  • « à quoi correspond « Drinnnnnng !!! » ? »
  • « à quoi correspond « Bêêê !!! Meuuuuuuh !!!Hi han !Hi han !!” »
  • page 10 : retrouver certains personnages déjà rencontrés ? : « Quels sont-ils ? »
    ► mettre en relation les différentes illustrations pour comprendre les liens entre les personnages
  • « quels peuvent être les autres personnages ? » : entourer certains personnages sur l’illustration et faire des hypothèses : exemple le bouc et le mouton assis au premier rang qui peuvent-ils être ?
  • mise en voix de ce passage par lectures successives par la classe :
  • analyse de qui parle ? à qui ?
  • les élèves vont souligner le texte de couleurs différentes en fonction des différents personnages qui parlent (utilisation d’une feuille plastique comme conseillé dans la démarche générale)
  • synthèse collective pour retrouver les éléments du texte, souligner au tableau de couleurs différentes sur le texte projeté pour repérer visuellement qui parle ? à qui ?
  • aborder les indices dans le texte au niveau de la typographie qui donnent des indications sur le ton et la force de la voix
  • lire à voix haute ces passages en essayant plusieurs tons
  • répartir la lecture entre plusieurs élèves (5 à 7) :
  • un narrateur
  • le président
  • le loup
  • l’avocat général
  • la foule (plusieurs élèves)
  • procéder à une lecture à voix haute avec mise en voix et intonation en fonction de l’analyse précédente
  • tous les élèves de la classe passent à tour de rôle

Phase 3 : les témoins : de la page 11 à 18Matériel :

  • identique à la phase 1
  • lecture du passage suivant la démarche générale
  • retour sur le texte :
  • le sanglier :
  • « pourquoi le sanglier crie-t-il « Je le jure » ? » : aborder la notion de témoignage sous serment
  • « le sanglier témoigne en faveur de qui ? » : Le Loup
  • « Comment décrit-il le loup ? » souligner les indices dans le texte ou les noter au tableau
  • La taupe :
  • « Quel est le témoin suivant ? » : la taupe Léon La Taupe, « le texte nous dévoile-t-il son nom ? », « comment le savons-nous ? » : revenir sur la page de garde
    ► retour sur le texte, relecture pour affiner la compréhension, vérifier et valider une hypothèse
  • « Pourquoi l’avocat de la défense fait-il objection ? », « pourquoi conteste-t-il la crédibilité du témoin ? » : amener les élèves à percevoir l’humour du texte, implicite, non-dit
  • « Savons-nous pour qui il allait témoigner ? »
  • « Qu’est-ce qu’une objection dans un procès ? » : formuler oralement ce que peut être une objection en partant de ce passage,
  • Les trois petits cochons :
  • « Pour qui viennent-ils témoigner ? » : la victime, l’agneau
  • « Comment décrivent-ils la victime ? »
  • Madame Suzanne Le loup :
  • « En faveur de qui témoigne-t-elle ? »
  • « Comment en parle-t-elle ? » : souligner les mots dans le texte
  • Bilan des témoignages :
  • En faveur du Loup : comment est-il présenté ?
  • En faveur de la victime : comment est-elle présentée ?
  • Compléter le tableau :
    ► faire prendre conscience des différences de point de vue suivant les témoins
  • Tableau vide :
témoinsEn faveur depageCe qu’ils en disent
  • tableau renseigné :
témoinsEn faveur depageCe qu’ils en disent
Sacha Sanglier Bertrand Loup P 11,12,13 Gentil, poli, meilleur des amis
Léon la Taupe  ? P 15 Ne dit rien car est refusé comme témoin
Les Trois petits cochons La victime, l’agneau P 17 Un chouette copain, n’écoutait personne, un peu fou
Suzanne Loup B. Loup, son fils P 18 Innocent, incapable de faire une chose pareille, le petit loup le plus aimant, le plus attachant, doux comme un agneau
Conclusion : en fonction de ces témoignages que pensez vous du procès, que va-t-il se passer pour B. Loup ? quel pourrait être le verdict ?
  • possibilité de regroupement pour discuter et argumenter les réponses à cette question
  • retour sur le texte pour percevoir l’humour :
  • le sanglier qui dit « Je le jure » avant la phrase « jurez vous de dire la vérité ? »
  • « revenons à nos moutons », « c’était un agneau … » : elle ne prononce pas le mot en entier… pourquoi ?
  • la réfutation de Léon La Taupe
  • S Loup : « il est doux comme un agneau »
    • observation des illustrations
  • mise en voix du texte : même démarche que phase 1

Phase 4 Les experts : de la page 19 à 20Matériel identique aux précédentes phases

  • lecture du passage :
  • retour sur le texte :
  • 1er expert : « comment s’appelle-t-il ? » : retour page de garde
  • « en faveur de qui témoigne-t-il ? », « que dit –il ? »
  • faire percevoir l’implicite et l’humour du texte dans la formule « Oh, si ! l’arme du crime ! » observer l’illustration qui donne la réponse sur cette arme
  • cet expert s’attache plus aux éléments concrets comme Sherlock Holmes lors de ces enquêtes
  • 2e expert : « qui ? » : retour page de garde
  • « de quoi va parler cet expert ? » : du caractère de l’accusé
  • « que dit-il ? », « ce témoignage est-il en la faveur de B Loup ? » : faire argumenter les réponses
    • retour sur les témoignages précédents et ces derniers témoignages
  • afficher le tableau « les témoins » complété la séance précédente
témoinsEn faveur depageCe qu’ils en disent
Sacha Sanglier Bertrand Loup P 11,12,13 Gentil, poli, meilleur des amis
Léon la Taupe  ? P 15 Ne dit rien car est refusé comme témoin
Les Trois petits cochons La victime, l’agneau P 17 Un chouette copain, n’écoutait personne, un peu fou
Suzanne Loup B. Loup, son fils P 18 Innocent, incapable de faire une chose pareille, le petit loup le plus aimant, le plus attachant, doux comme un agneau
Sherlock Hibou  ? P 19 Ne dit rien mais désigne « l’arme du crime » : les dents du loup
Sigmund Baudet  ? P 20 Fait apparaître B. Loup comme incapable de contrôler sa faim, risque de récidive, peut donc recommencer
  • relire les informations
  • ajouter les informations données par les experts
  • discussion débat : quel verdict pourrait être donné ?
    • mise en voix de ce passage : même démarche

Phase 5 : la plaidoirie : p 21 à 24, la défense pages 25 à 28

    • lecture du passage
    • retour sur le texte :
    • la plaidoirie :
  • « de qui parle l’avocat général quand il dit « Hier encore il gambadait…. » ? » (implicite)
  • « comment parle-t-il du loup ? » : souligner les termes employés dans le texte
  • les comparer avec les témoignages précédents
  • observer les illustrations : « qui voit-on derrière l’avocat général ? », revenir sur les hypothèses faites phase 2, valider ou non ces hypothèses et définir qui sont ces personnages
  • « quelle attitude a le loup ? »
  • page 22 : « que va réclamer l’avocat général ? »
  • faire des hypothèses, les noter au tableau
  • tourner la page :
  • « quelle annonce avec quelle illustration ? » (humour)
    • la défense :
  • retour sur l’illustration comparer la page 21 et la page 25 : comportement identique des personnages, la larme à l’œil : qu’essaient de faire les personnages chacun leur tour : attendrir le tribunal et le public
  • relever les arguments de l’avocat : la faim, fléau tant redouté, fléau inconnu des personnes présentes dans le tribunal
  • relever les expressions désignant la faim
  • argument final de l’avocat : « Pouvons nous condamner ce que nous ignorons »
  • sujet qui peut donner naissance à un débat avec des exemples concrets : « Peut-on condamner ce que nous ignorons ? »
    • mise en voix de ce passage : il sera intéressant d’insister et de s’exercer sur le ton de chaque personnage afin d’amener les élèves à comprendre :
  • l’importance de la prononciation et de la diction
  • l’impact de temps d’arrêt dans certaines phrases pour créer un effet de surprise

Phase 6 : le verdict, pages 29 à 32

    • lecture du passage
    • observation de l’illustration :
  • « qui lit le verdict ? » : en observant les différents personnages de l’illustration on s’aperçoit
    qu’ aucun ne parle : « qui annonce donc le verdict ? » : le président vu de dos car tous les regards sont tournés vers lui
  • observer les visages des personnages : « que dévoilent-ils. » : mécontentement pour certains, contentement pour d’autres
    ► lire une image pour en tirer des informations
    • affaire suivante :
    • « qui est l’accusé ? »
    • « qui est l’avocat général ? » : rien ne le dit dans le texte mais tous les indices sont dans l’illustration et la situation :
  • pour le procès du loup qui a mangé un agneau l’avocat général est un bouc
  • pour le procès du renard qui a mangé une poule l’avocat général est un coq
    • humour : rechercher Jules Renard sur internet, auteur

Phase 7 : écrire le procès de Jules renard

    • collectivement lister les éléments incontournables à faire apparaître
    • les personnages :
    • président
    • avocat général
    • avocat de la défense
    • les témoins qui seront en faveur du renard ou contre le renard
    • les experts
    • pour chaque personnage : imaginer le texte en mettant les élèves par binôme afin de construire le texte sur plusieurs séances
      → les élèves pourront utiliser les différents supports de lecture (les tableaux) pour construire leur récit

Phase 8 : mise en réseau à partir du scénario : le procès, la justice

Scénario la justice, comprendre la justice, juste ou injuste



Article 309 du code pénal du jardin

{{}}
Auteur : Thierry Dedieu
Illustrateur : Thierry Dedieu
Editeur : Seuil Jeunesse
Octobre 2003 - 12,50 euros
Album à partir de 4 ans
Thèmes : Jardin, Mensonge/Vérité, Justice, Nature, science, animaux, environnement

|
|
||
|

L’avis de Ricochet

Un prétendu escargot vient saisir le crapaud procureur : on lui a volé sa maison. Mais n’est pas escargot qui veut… surtout lorsqu’on est une limace. Entre fable des jardins et enquête policière, Thierry Dedieu propose un livre ludique où la morale est sauve et la loi respectée. Avec des images pleine page, l’illustrateur se joue de l’intrigue et rythme son histoire. D’un côté un fonds noir et des silhouettes au trait rouge comme pour mieux traduire le mensonge. Sur la page de droite, des couleurs éclatantes et franches. Une belle affaire, rondement menée, à partager.|



Le mauvais juge

{{}}
Auteur : Blaise Cendrars
Illustrateur : Christophe Merlin
Editeur : Le Sorbier
Collection : Au berceau du monde
Octobre 2008 - 13,50 Euros
Album à partir de 4 ans
ISBN : 978-2732039275
Ce livre fait partie de la sélection de Ricochet
Thèmes : Conte, Fable, Afrique noire, Moquerie, Morale, Egoïsme, Justice

|
|
||
|

L’avis de Ricochet

« Le mauvais juge » c’est la rencontre magique entre l’écriture de Blaise Cendrars tout à la fois impertinente, pétillante et mordante, et la tradition des contes africains à travers l’histoire d’un malheureux tailleur qui voit sa perte annoncée lorsque les vêtements qu’il coud se retrouvent invariablement grignotés et pleins de trous. Pour le tailleur, pas de doute, c’est l’œuvre de la souris. Pourtant, cette dernière nie l’affaire et accuse le chat. Qui à son tour se décharge de toute responsabilité, accusant le chien qui s’en retourne contre le bâton. De guerre lasse, le tailleur s’en va voir le juge pour tenter de découvrir le véritable coupable, plaçant ses derniers espoirs dans l’expertise de ce représentant de la loi… Mais, dérangé en plein sommeil, le juge, qui n’est autre qu’un babouin disgracieux et paresseux, feint l’attention, mais n’aspire qu’à retourner dormir. Plus vite l’affaire sera jugée, plus vite il pourra retrouver le calme et la quiétude du sommeil. Mais jugement hâtif n’est jamais bon…
Un conte qui se moque de la duplicité et de la paresse du babouin peu à même de porter un regard clair et neutre sur une affaire qui concerne le bien d’autrui parce que trop occupé à préserver son propre confort, au risque de jeter le discrédit sur le tailleur et causer sa ruine. Le tout illustré par les travaux de Merlin, dont les tableaux aux contours torturés sont un exemple d’expressivité intense.
Anne Godin|

« La justice à petits pas » M Hoestland, Actes sud junior De l’ancienne loi du talion jusqu’à notre système judiciaire actuel, les sociétés ont fait progresser l’idée de justice en essayant de définir les droits et les devoirs de chaque individu. Ce livre t’aidera à comprendre le fonctionnement de la justice, l’organisation des tribunaux, le rôle des juges et des avocats. Tu verras que la justice te concerne, toi aussi, et qu’elle est indispensable à la bonne marche des sociétés humaines. - Présentation de l’éditeur –

« Le petit livre de la justice » S.Duval, Bayard Jeunesse Explique aux enfants ce qu’est la justice en France, à quoi elle sert et qui la fait, et montre pourquoi elle joue un rôle majeur dans le bon fonctionnement d’une société démocratique. Aborde les grands principes de la justice, les lois, la jurisprudence, la coutume et la doctrine, les hommes et les femmes de justice, les juridictions, les sanctions, le déroulement d’un procès, etc.Série : Les petits livres pour comprendre la vieEn France, chaque citoyen, adulte ou enfant, a des droits, des libertés et des obligations pour bien vivre avec les autres. Notre vie est organisée par les lois, et la justice est là pour les faire respecter ! Avec des mots simples et pas mal d’humour, ce petit guide va t’expliquer comment fonctionne la justice. Tu découvriras les différents tribunaux, le rôle des juges et des avocats, le déroulement d’un procès, les peines encourues... Autant d’informations pour comprendre que la justice joue un rôle fondamental dans notre société

.

C’est pas juste ! Mais qu’est-ce que la justice ? C’est à travers des situations quotidiennes : désobéissance, racket, punition collective, vengeance, mérite, récompense, etc... que l’on est invité à réfléchir par soi-même à la notion de juste et d’injuste. Le chemin part du sentiment d’injustice pour aller vers la recherche commune d’une solution juste. Sortir de l’animalité, de la loi du plus fort, pour définir ensemble des lois qui puissent être les mêmes pour tous, autrement dit devenir humain, et citoyen, tel est le but de cet ouvrage illustré avec humour.

Thèmes : Philosophie et Justice/Injustice Sujet : Roméo s’applique à écrire ; son voisin Nolan, qui a terminé, jette un œil sur la feuille de Roméo et y trace un cœur rouge. Furieux, Roméo déchire la feuille de Nolan, qui fait un trou dans la copie de Roméo, qui finit par lui donner un coup de pied… et le maître punit les deux. Pour Roméo, c’est injuste : il n’a fait que se défendre. Mais la sanction a ceci de juste que, si Nolan a commencé, Roméo a continué en se vengeant. Finalement, reconnaissons ensemble que la vengeance n’est pas un acte de justice mais une réaction émotionnelle qui ne répare le mal que dans l’imagination de son acteur, alors qu’elle suscite en retour un nouveau désir de vengeance. Seul un tiers semble pouvoir évaluer sans parti pris les torts subis et prendre une juste décision pour que l’agresseur réponde de ses actes et apporte si possible réparation. 23 autres incidents similaires permettent de réfléchir sur la notion de justice.Commentaire : Cet ouvrage invite chaque jeune à prendre du recul sur ses opinions et réactions spontanées, à envisager des situations sous différents angles, pour entrer dans la notion de « justice ». À partir d’incidents susceptibles de se produire en milieu scolaire, l’auteur aborde 24 thèmes différents liés à la justice : « La punition collective », « Chacun son tour », « Le bouc émissaire », « Œil pour œil, dent pour dent », « La loi du silence », « La loi de la jungle », « La fin justifie les moyens », « La peine de mort »… Pour chacun, une double-page claire propose un « exemple » d’incident, puis deux visions possibles des choses (« juste » ou « injuste ») et, en « conclusion », des pistes de réflexion pour dépasser ces sentiments premiers et rechercher une solution « juste ». Un paragraphe « pour aller plus loin » permet d’élargir la réflexion au niveau de la société, en renvoyant souvent aux textes religieux sous-jacents. Si le vocabulaire familier fait écho à des illustrations humoristiques, si certaines explications sont forcément discutables, l’ouvrage n’en demeure pas moins un excellent outil d’introduction à la réflexion philosophique, adaptable à tout âge. Professeurs et même parents pourront l’utiliser pour engager un débat ou prendre du recul sur une situation vécue : résultats garantis !rédigé par QB

Florence Breuneval, CPC Gennevilliers

Documents joints